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Star Wars : Légion

« C'est l'Avenir que tu Vois »

Le concepteur Alex Davy à propos de Star Wars : Légion

« Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris. »
— Yoda, Star Wars : L’Empire Contre Attaque

Des tirs de blaster dans des couloirs blancs étincelants ou au cœur d’une forêt luxuriante, au son inimitable de l’allumage d’un sabre laser, les batailles de la saga Star Wars font partie des instants les plus iconiques de la licence. Aujourd’hui, Star Wars : Légion vous invite à recréer les grandes batailles d’infanterie et les escarmouches de la trilogie originelle chez vous, grâce à un jeu de figurine. Bien plus qu’un énième jeu, Star Wars : Légion vous propose de planter vos bottes dans la boue des champs de bataille de la Guerre Civile Galactique, et de commander vos troupes aux côtés de vos héros et antagonistes préférés.

Aujourd’hui nous allons vous présenter une interview d’Alex Davy – le concepteur de Star Wars : Légion. Vous pouvez précommander dès aujourd’hui votre exemplaire de Star Wars : Légion sur notre boutique en ligne.

Le Concepteur Alex Davy, à Propos de Star Wars : Légion

FFG : Depuis combien de temps êtes-vous fan de Star Wars ? Qu’est-ce qui vous a amené à cet univers ?
AD : Comme beaucoup d’enfants nés dans les années 80, mon premier contact avec Star Wars fut par le biais d’un exemplaire VHS d’Un Nouvel Espoir. J’ai accroché tout de suite, instantanément, et je n’en revenais pas d’avoir la chance d’avoir encore deux films à découvrir après celui-là. À partir de là, j’ai eu le lot classique de figurines, des romans que j’ai usés jusqu’à la moelle, et des sets de jeu. Lorsque Decipher a édité son jeu de cartes, j’étais à fond dedans aussi.

FFG : Et les jeux de figurines ? Vous vous intéressiez aussi à ce genre de jeux?
AD : Je m’y suis intéressé assez tôt aussi. En fait très tôt. Lorsque j’avais cinq ou six ans, j’ai inventé un jeu avec un dé à six faces et des chevaliers LEGO. Chaque chevalier pouvait se déplacer d’un certain nombre de « bosses » par tour et attaquer une fois, le dé déterminant quelle partie du corps était atteinte ! Les règles tenaient sur une demi-feuille de papier et le jeu se terminait généralement par un maximum de démembrement. Le nettoyage était laborieux, ce n’est rien de le dire.

En plus des LEGO, je collectionnais les santons en plastique et à l’âge de treize ou quatorze ans, je suis tombé sur un jeu de figurines appelé Chronopia. J’ai embarqué mon frère et quelques amis là-dedans, et nous jouions autour de la table de la salle à manger avec des blocs en bois, des livres et des ustensiles de cuisine pour former un terrain. À l’université, je suis entré dans un magasin de jeux et j’ai assisté à une partie de Warhammer Fantasy avec de magnifiques châteaux et des centaines de figurines remarquablement peintes. Il se trouve que les hivers difficiles du Minnesota ont engendré une génération d’amateurs très accomplis ! Le spectacle de cette partie fut suffisant à me convertir et très peu de temps après, je faisais mes premières parties.

Au final, tout cela me mena à un emploi dans l’univers des figurines chez Fantasy Flight Games où j’ai eu la chance de travailler sur beaucoup de jeux de figurines, même si ceux sur lesquels j’ai le plus été impliqué furent X-Wing, Star Wars : Armada et, bien évidemment, Star Wars : Légion. Aujourd’hui quand j’ai le temps, je joue à Infinity et Guild Ball.

FFG : Pour vous, comment Star Wars : Légion rappelle-t-il les films Star Wars ?
AD : Les batailles que vous voyez à l’écran dans les films Star Wars sont des escarmouches tendues et dramatiques, menées par des personnages essayant désespérément de mener leurs missions à bien, quel qu’en soit le prix. Par-dessus tout, je voulais créer un jeu qui rappelle ces mêmes émotions portées par les personnages, qui sont typique du cinéma. Les deux éléments clés de Star Wars : Légion sont en lien direct avec cela : des armées menées par des commandants forts et des parties remportées par l’accomplissement d’objectifs, plutôt que par l’élimination de l’ennemi.

FFG : Vous vous êtes fait connaître par votre travail sur X-Wing, un autre jeu de figurine dans l’univers de Star Wars. Quelles leçons avez-vous tirées de cette expérience, et qui vous ont profité sur Légion ?
AD : X-Wing m’a appris qu’un jeu n’a pas besoin d’être compliqué pour avoir une dimension tactique et stratégique intéressante. De par le simple nombre de figurines impliquées, le fait qu’il puisse être joué sur n’importe quel type de terrain, et sa nature inhérente de jeu d’escarmouche à grande échelle, Star Wars : Légion peut-être aussi simple que X-Wing. Cela dit j’ai voulu mettre la simplicité et l’accessibilité au cœur du jeu et cela a aidé à garder le jeu ouvert. Nous avons également gardé des valeurs sûres comme le fait de pouvoir échanger des cartes Amélioration, avoir des cartes Unité portant des informations facilement lisibles et compréhensibles, et des dés avec des symboles simples et iconiques. Enfin, le jeu utilise un système d’outils de déplacement qui met l’accent sur les positionnements tactiques – véritable marque de fabrique de X-Wing.

FFG : Quels sont les ingrédients clés qui différencieront Légion des autres jeux de figurines ?
AD : Chaque partie de Star Wars : Légion sera différente. Et cela dès la mise en place. Avant chaque partie, les joueurs collaboreront pour définir le champ de bataille et leurs missions et distribuant ou en éliminant des cartes Déploiement, Objectif ou Condition, jusqu’à ce que la configuration du champ de bataille et les paramètres de victoire soient définis. C’est une phase stratégique très amusante à jouer.

Le système de commandement est également assez unique. Pendant la phase de Commandement, le commandant d’un joueur donne ses ordres aux unités de son armée en utilisant une carte Commandement. Vous aurez le contrôle total une fois que vos unités seront activées, mais vos autres pions Ordre sont tirés aléatoirement, donc vous ne pouvez pas savoir dans quel ordre les unités seront activées (même si elles seront toutes activées lors du round). C’est lors du choix de la carte Commandement à jouer et des unités auxquelles vous donnez des ordres, que la stratégie se décide, à chaque round.

FFG : Parlons un peu du système de Commandement de Star Wars : Légion. Pourquoi avez-vous choisi de simuler le commandement ?
AD : Je pense que le système de commandement simule vraiment le tumulte d’une bataille de manière assez élémentaire. Pendant la phase de Commandement, les joueurs tentent de donner leurs ordres dans le chaos de la guerre en utilisant leurs commandants pour communiquer ces ordres et diriger les unités à proximité.

Les Commandants donnent leurs ordres en jouant des cartes Commandement, et puisque chaque Commandant possède un set de trois cartes Commandement thématiques, les stratégies qu’une armée peut appliquer sont uniques et dépendent de sa composition et de son Commandant.

Avec leurs cartes Commandement, les joueurs font face au choix typique de donner moins d’ordres et d’avoir l’initiative, ou de donner plus d’ordres et d’obtenir plus de contrôle. Dans le jeu les activations sont alternées ; c'est-à-dire que vous choisissez une unité et l’activez, puis votre adversaire fait de même, et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les unités aient été activées. Procéder à la première activation peut vous apporter un avantage stratégique crucial – en éliminant une unité ennemie avant qu’elle ne puisse ouvrir le feu ou compléter un objectif –, mais cet avantage ne sera votre qu’au prix d’un round plus chaotique et désordonné. Car ces cartes Commandement sont choisies et jouées en secret, il y a donc une part de bluff dans le jeu où chaque joueur doit tenter d’anticiper les actions de l’autre.

FFG : À quel camp va votre allégeance dans la boîte de base de Star Wars : Légion ?
AD : Je vais devoir choisir l’Empire. La marche Impériale me donne toujours des frissons. Mon attrait pour l’Empire vient peut-être du fait qu’il représente l’opposé de ce en quoi je crois ; et c’est beaucoup plus drôle de jouer quelque chose qu’on n’est pas soi même. Ça, et le fait qu’ils ont les meilleurs designs.

FFG : Quelle est votre unité préférée de la boîte de base, que ce soit en jeu et en figurine ?
AD : Vous allez vraiment me faire choisir entre Dark Vador et les Scout Troopers sur leurs Speederbikes ? Vous êtes durs ! Je pense que la figurine de Dark Vador est juste parfaite ; sur le plateau de jeu, le personnage est vraiment menaçant. Mais puisque vous me forcez à faire un choix je vais devoir choisir les Speederbikes. Elles sont magnifiques, et leur style de jeu en « délit de fuite » qui leur permet d’empêcher l’ennemi de se couvrir en couvrant tous les angles est rapide, fun, et il représente un vrai défi.

FFG : Y a-t-il autre chose que vous voudriez dire aux joueurs qui sont impatients (comme nous) d’essayer Star Wars : Légion ?
AD : L’attente vaudra la peine, ne serait-ce que pour les figurines. À mon humble avis, ce sont les plus cool que Fantasy Flight Games ait jamais produites, et nous voyons l’avenir de Star Wars : Légion en grand, très grand !


 

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